Structure & contenu

 

 

Les formations Arts chinois du corps et sciences humaines, actuelles et à venir, sont conçues de manière interdisciplinaire. Elles visent à conjuguer, d’une part, les approches pratiques et théoriques et, d’autre part, des disciplines et des thématiques variées selon les axes suivants.

 Approches pratiques  

Dans un souci de clarté, nous utilisons ici certaines catégories usuelles (notamment en usage au sein de la Fédération des arts énergétiques et martiaux chinois, FAEMC), même si l’un des objectifs de cette formation est justement de travailler de manière transversale et de réfléchir à la pertinence de ces catégories et de ces frontières disciplinaires.

Arts martiaux

En premier lieu, les arts martiaux dits internes (AMCI), mais aussi externes (AMCX) : taijiquan, baguazhang, xingyiquan, wushu, wugong…

Arts de santé et de méditation (AEC)

Les pratiques du corps, des souffles et de l’esprit, immobiles ou en mouvement, dites « énergétiques », qui sont liées à des transmissions intellectuelles, techniques et rituelles anciennes ou modernisées : qigong, daoyin, yangsheng, tuna, médecine chinoise, neigong, traditions taoïques, bouddhiques ou confucéennes…

Autres arts corporels chinois

Notre démarche de « praticien-chercheur » vous invitera ponctuellement à découvrir des disciplines corporelles chinoises encore mal connues des pratiquants français. Nous créerons ainsi l’occasion d’aller à la rencontre du théâtre (Opéra de Pékin et autres), de danses traditionnelles ou d’une pratique sportive fondée sur les principes du taiji : le roliball. Dans une visée comparatiste, des pratiques corporelles provenant d’autres cultures asiatiques pourront également être mobilisées.

Pratiques physiologiques et biomécaniques associées

Également au titre de l’interdisciplinarité et du comparatisme, des ateliers de pratiques corporelles relevant de la kinésithérapie, de l’optométrie ou de la posturologie, nous permettront de percevoir de façon expérimentale et directe des notions de biomédecine et de biomécanique.

 Approches théoriques  

Les réflexions théoriques engagées au sein de l’INACC cherchent à bâtir des ponts entre ces deux pôles : quel est le sens de nos pratiques dans leur culture d’origine ? Comment les valoriser aujourd’hui dans notre société ?

Culture corporelle chinoise 

En nous basant essentiellement sur des connaissances anthropologiques et historiques, liées à l’étude des textes anciens comme aux terrains contemporains, nous traiterons des concepts et des logiques qui structurent le champ de la « culture corporelle chinoise ». L’importance des milieux et des contextes avec lesquels la pratique et la transmission interagissent (montagne, gymnase, parc urbain, temple, hôpital, caserne, université, centre de loisir, entreprise…) sera fortement interrogée.

Mondialisation et transformation des Arts chinois du corps

La mondialisation nous invite à adopter le regard transversal des sciences humaines et sociales pour analyser les processus de modernisation des savoirs incorporés chinois, leur diffusion dans le monde et leur réception, en particulier en France.

 

En effet, la mondialisation venue d’Occident a, depuis le XIXe siècle, transformé les savoirs incorporés chinois en apportant de nouvelles manières de concevoir et de vivre le corps, l’esprit et les relations au monde : biomédecine, sport, sciences naturelles, organisations sociales et politiques modernes… Depuis plusieurs décennies, ces savoirs incorporés sont largement diffusés dans le monde depuis la Chine, et reçus de différentes manières en France et ailleurs ; aussi bien « par le bas » (diaspora, pratiquants s’étant rendus en Chine, cinéma…) que « par le haut » (institutions sportives et médicales, politique culturelle et économique chinoise…).

Comparatisme théorique

En croisant des études sur la diversité des cultures du monde, traditionnelles comme modernes, les recherches anthropologiques élaborent des connaissances sur des thématiques universelles qui concernent directement les pratiquants d’arts chinois du corps : l’apprentissage, la transmission, les techniques du corps, les savoir-faire, les cosmologies, l’animisme, l’ethnomédecine… Ces acquis des sciences humaines et sociales complètent les connaissances physiologiques produites par la biomédecine, les sciences de la posture et du mouvement, la psychologie ou les neurosciences. Ces multiples apports seront sollicités au fil de notre formation, afin d’apporter un regard extérieur et vivifiant sur la pratique et l’enseignement des arts chinois du corps.

Applications institutionnelles des Arts chinois du corps

Des organisations sociales et des institutions en France (mais aussi en Europe ou ailleurs dans le monde) intègrent progressivement la pratique des arts chinois du corps : monde associatif et fédéral, dispositifs publics de sport-santé, ergonomie et qualité de vie au travail, mais aussi marché du soin, du loisir et du bien-être, nouveaux mouvements de « spiritualité », patrimoine culturel immatériel, cinéma et muséographie…

Ces multiples phénomènes de société montrent que les arts chinois du corps recèlent un grand potentiel en plein développement. Les interventions de sociologues des institutions ou d’experts intervenant dans de tels dispositifs nous aideront à mieux identifier les offres qui peuvent répondre de manière ciblée, éthique et efficace à une demande sociale, publique et économique croissante.

Légendes

Cours d’éventail aux lycéens de terminales du Lycée Laure Gatet (Périgueux). © Jean-Jacques Sagot, 2008.

Le maître d’arts martiaux taoïstes Wang Liyan s’entraîne à l’épée devant la Roche-mère de la pluie, au temple du Pin rouge, à Hengyang (Hunan). © G. Favraud, 2013.

Stage d’arts martiaux pour les étudiants de l’Académie du théâtre de Shanghai, 2020. Avec l’aimable autorisation de l’Institut international du Théâtre.

Danseuse maoïste à l’épée, broderie montrant la réinvention des pratiques chinoises traditionnelles à l’ère de la modernité, Changsha, Institut de broderie du Hunan © G. Favraud, 2014.

Georgette Methens-Renard lors d’une recherche sur le geste expert à l’Université de Mons (projet de Mickaël Tits et Eric Caulier, 2015-2018). © Almereca, 2016.

Techniques paysannes du combat avec un banc, lors d’une démonstration des arts martiaux et des rituels du Meishan, par les élèves du maître Yan Xizheng, ville de Xinhua (Hunan). © G. Favraud, 2007.

 
 
 
 
 
 
 
 
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