La recherche

Une approche interdisciplinaire et comparatiste

des arts chinois du corps

 

 

L’INACC s’engage dans la recherche académique concernant les multiples aspects des arts chinois du corps, comme les arts martiaux, la méditation, la médecine, le rituel ou les techniques du souffle. Des thématiques transversales et comparatives sont aussi indispensables pour appréhender ces savoirs incorporés et leurs contextes de pratique, comme les techniques du corps, l’apprentissage et la transmission, la mondialisation culturelle, le patrimoine culturel immatériel.

Les apports théoriques et méthodologiques des sciences humaines et sociales sont encore épars dans ce domaine d’étude, et ils restent souvent dans l’ombre des approches biomécaniques, avec lesquelles existent aussi de nombreuses voies de collaboration. L’INACC se donne ainsi pour mission de contribuer à structurer ce champ émergeant de la recherche académique fondamentale et appliquée.

L’INACC promeut enfin la réflexivité scientifique sur ses propres pratiques, en s’ouvrant comme terrain d’étude à des étudiants et des chercheurs intéressés par les arts chinois du corps, les savoirs incorporés, les processus de mondialisation culturelle ou la réception de savoirs anciens.

 

Culture martiale chinoise

Le premier programme de recherche dans lequel s’implique l’INACC s’inscrit dans les suites des journées d’étude organisées par Georges Favraud à l’Université Toulouse Jean Jaurès en octobre 2019. Une seconde édition, co-organisée avec Ji Zhe et ayant pour but de préparer une publication collective, se tiendra à l’INALCO le vendredi 5 mars 2021, à l’invitation du CEIB.

La dichotomie officielle chinoise entre les lettrés et les militaires est-elle pertinente pour comprendre les arts martiaux, alors même que Confucius était un noble maîtrisant les arts guerriers de la conduite de char et du tir à l’arc ? Le champ du martial ne se limite pas aux pratiques militaires, sportives, patrimoniales, de bien-être ou de spiritualité, telles qu’on a tendance à les classifier au regard des catégories de la modernité. L’étude des pratiques, des traités et des contextes sociaux et culturels au sein desquelles sont pratiqués ces techniques du corps montre notamment que les arts martiaux sont indissociables de conceptions rituelles et cosmologiques.

Ce programme de recherche vise à expliciter leurs liens techniques, historiques et sociologiques avec différentes formes de cultes (bouddhisme, taoïsme, religion locale), certains types de pratiques notamment d’exorcisme et d’imitations animales, ainsi que des savoirs médicaux, gymniques, respiratoires et psychiques liés à la tradition pour « nourrir le principe vital » (yangsheng).

 

Sur cette base, il devient possible de mieux comprendre la manière dont ces savoirs incorporés anciens se perpétuent, se transforment et innovent au cours des processus de modernisation et de mondialisation, et enfin, pourquoi ils rencontrent un tel succès en Occident.

En savoir plus sur les journées d’octobre 2019

 

 

 

Voir le programme

Légendes

Journées d'étude « Culture martiale chinoise » à l’Université Toulouse Jean Jaurès, avec au premier plan (de droite à gauche) Adeline Grand-Clément, Catherine Despeux, Ji Zhe, Alain Arrault, Éric Caulier et Laurent Chircop-Reyes. © E. Larive, 2019.

Un maître taoïste Zhengyi utilisant l’épée et la coupe d’eau lustrale lors d’un rituel de présentation d’une requête (songbiao) aux divinités, temple des Nuages blancs (Shanghai). © G. Favraud, 2007.

Calligraphie « Wu - martial » par Ji Zhe.

Le « Poème du retour au cinabre » (Huandan fu), gravé sur une pierre durant la dynastie des Tang, en rase campagne à proximité du Pic du Sud (Hunan). © G. Favraud, 2015.

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